Les tabacs français vont vendre des bitcoins à partir de 2019

L’adoption et l’utilisation de la crypto-monnaie française vont légèrement augmenter à partir de l’année prochaine, l’autorité française de surveillance prudentielle et de résolution ( ACPR ), une branche réglementaire de la Banque de France, autorisant les bureaux de tabac du pays à vendre du bitcoin à partir de janvier 1 2019.

Selon un reportage d’  Europe 1 , les magasins en question, qui proposent généralement des tickets de loterie et des cigarettes, commenceront désormais à proposer des bitcoins à la vente via un partenariat avec la startup française Fintech,  Keplerk .

Première mondiale pour Bitcoin

Le partenariat avec Keplerk comprend également un fournisseur local de logiciels de caisse enregistreuse, qui fournira l’infrastructure nécessaire à la vente de bitcoins aux clients des magasins de cigarettes. Les magasins vendront un bon aux clients, qui peut être échangé contre des bitcoins via le portefeuille cryptographique de Keplerk. Selon Keplerk, il s’agit de la première fois dans le monde que des magasins physiques proposent des bitcoins au grand public.

Commentant le choix des magasins de tabac comme un véhicule pour la vente de Bitcoin, Adil Zakhar, directeur de Keplerk pour la stratégie et le développement, a déclaré :

« Les propriétaires de magasins de tabac sont le meilleur canal, car ils ont la confiance des clients et ils sont habitués à vendre des bons d’achat, tels que des crédits pour téléphones mobiles. »

Selon Keplerk, le projet sera financé en facturant une commission de 7% sur chaque transaction. La société a en outre révélé qu’elle travaillait depuis plus d’un an et demi à obtenir les autorisations réglementaires et les partenariats d’entreprise nécessaires.

Démission réglementaire française

Les régulateurs financiers français ont une méfiance de longue date vis-à-vis des crypto-monnaies et ont maintes fois mis en garde contre les dangers d’investir dans la crypto. Mercredi, la banque centrale française a souligné son scepticisme vis-à-vis de la crypto, indiquant que l’ACPR avait accordé l’autorisation à titre indépendant, ce qui ne signifie pas qu’elle supervise le projet Keplerk.

Dans un communiqué publié mercredi, la Banque de France a déclaré :

«Ce sont des actifs purement spéculatifs et non des devises. Ceux qui investissent dans des bitcoins ou d’autres crypto-actifs le font à leurs propres risques. ”

En dépit de cette antipathie réglementaire, l’utilisation des crypto-monnaies continue de croître en France. Un rapport sur les crypto-monnaies rédigé par le « Monsieur Bitcoin » français, soumis au ministère français de l’Économie et des Finances par Jean-Pierre Landau en juillet dernier, résume en grande partie l’attitude réglementaire française à l’égard des crypto-monnaies. Un extrait du rapport se lit comme suit:

« La bonne approche consiste à laisser les crypto-monnaies et les innovations qu’elles véhiculent se développer dans l’espace virtuel qu’elles occupent. »

Selon  Europe 1,  l’autorisation de l’ACPR n’a pas été accordée pour des raisons de convivialité réglementaire française, mais simplement parce que les régulateurs du pays estiment que la croissance du bitcoin en une monnaie mondiale est inévitable. Pour eux, il est préférable d’accepter la réalité de la demande généralisée des bitcoins par les consommateurs et de la réguler autant que possible plutôt que d’être complètement laissée de côté.

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