BITCOIN DEVIENT NUCLÉAIRE? LA SOCIÉTÉ D’INGÉNIERIE NUCLEARIS UTILISERA UNE SOLUTION À BASE DE RSK DANS LE SUIVI DE LA CHAÎNE D’APPROVISIONNEMENT

RSK, la plateforme de contrats intelligents développée sur Bitcoin et sécurisée par son minage, est désormais utilisée pour suivre la documentation relative à une centrale nucléaire. Nuclearis, une société d’ingénierie et de fabrication nucléaires, a confirmé avoir déployé avec succès une solution de téléchargement et d’authentification des documents auprès du premier de ses fournisseurs. La solution a été construite et développée par Nuclearis avec les conseils d’IOVlabs, la société exploitant RSK et son Infrastructure Framework (RIF).

En raison de considérations importantes en matière de santé et de sécurité, les centrales nucléaires sont soumises à des exigences strictes de la part des autorités internationales. La construction et la maintenance d’une centrale nucléaire impliquent de s’approvisionner en millions de pièces essentielles auprès de fournisseurs du monde entier. Selon la loi, le cycle de vie de chaque pièce doit être documenté sur papier pour la traçabilité en cas d’incident. Malheureusement, ces exigences ne sont pas infaillibles, comme l’a démontré une affaire de contrefaçon de 2016 impliquant la fonderie nucléaire française Areva.

Cependant, les capacités de suivi et de trace immuables de la blockchain pourraient maintenant s’avérer être une solution. Nuclearis a implémenté RSK pour télécharger chaque document sur la blockchain avec son propre hachage unique. Cela permettra à Nuclearis de vérifier que la documentation se déplace intacte avec chaque composant, sans interférence, falsification ou modification. Cela garantit également que les documents ne peuvent pas être perdus ou endommagés en cours de route.

UNE SOLUTION GLOBALE?

Basée à Buenos Aires, Nuclearis a déjà une présence mondiale avec des bureaux aux États-Unis et en Chine et travaille avec les plus grandes centrales nucléaires d’Argentine. En fin de compte, il est prévu d’ouvrir la solution de traçage RSK pour que d’autres acteurs de l’industrie nucléaire en pleine croissance en bénéficient également. Avec l’augmentation de la demande mondiale de sources d’énergie plus durables, il est prévu d’augmenter le nombre de centrales nucléaires dans le monde de 440 à 590 au cours des 30 prochaines années. Nuclearis est l’une des entreprises à la pointe de l’utilisation de la technologie blockchain pour aider à accroître la confiance dans le secteur sous le terme «NuclearTech».

Le CTO de Nuclearis, Sebastian Martinez, élargit les possibilités en déclarant: «La capacité de vérifier l’authenticité de la documentation de fabrication a un énorme potentiel. […] Nous pourrions finalement voir le premier réacteur nucléaire entièrement construit à l’aide de cette technologie numérique.

DE LA FABRICATION À L’ÉLIMINATION

D’autres entreprises impliquées dans le secteur de l’énergie nucléaire étudient également le potentiel d’utilisation de la blockchain à l’autre extrémité du processus de production. Une publication de l’industrie a  récemment rapporté  comment l’Autorité finlandaise de radioprotection et de sûreté nucléaire collabore avec des instituts de recherche.

La recherche vise à étudier le potentiel de la blockchain pour suivre et tracer l’élimination du combustible nucléaire usé. La Finlande est un endroit intéressant pour piloter la blockchain dans ce contexte, car Posiva, une entreprise spécialisée dans les déchets nucléaires, construit une installation de stockage de combustible nucléaire irradié près de l’usine d’Olkiluoto.

Ce sera le premier du genre au monde, offrant la possibilité de disposer en toute sécurité du combustible usé à 500 mètres sous terre, après quoi il deviendra physiquement complètement inaccessible.

Par conséquent, l’utilisation de la blockchain pour suivre et tracer l’élimination pourrait être un moyen inestimable et infalsifiable de prouver avec précision quel carburant a été éliminé, y compris l’heure et le lieu. Cela permettrait de préserver l’information intacte pour les générations futures.

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